Certes, c’est une œuvre insolite que la lanterne magique de Grandville, telle un « malin génie », offre à nos yeux déconcertés : un théâtre d’êtres fictifs et de songes, de formes inédites où le grotesque, le bizarre, l’impossible et le monstrueux en viennent à nous déranger l’esprit. L’illustrateur inégalé de La Fontaine, l’ami de Daumier, l’inspirateur de Doré, parfois même le frère en images de l’auteur de « La Comédie humaine », est un artiste reconnu, objet d’« éloges », d’« hommages », de « lectures » et d’ « interprétations ». Mais reconnaître n’est pas connaître. Nous voudrions, quant à nous, rendre Grandville à lui-même et à son temps.









